Un appel annoncé mardi par l’équipe juridique de Yoon
Les avocats de l’ancien président sud-coréen Yoon Suk Yeol ont annoncé mardi qu’il faisait appel de sa condamnation à la prison à vie. « Nous estimons qu’il est de notre responsabilité de signaler clairement les problèmes que pose cette décision, non seulement dans les archives du tribunal, mais aussi devant le jugement de l’histoire à venir », a déclaré son équipe juridique dans un communiqué.
« Nous ne resterons pas silencieux face à la mise en cause excessive » de M. Yoon, ont ajouté ses avocats. Vendredi, l’ex-dirigeant avait déclaré le verdict « difficile à accepter », sans indiquer s’il comptait faire appel.
Dans un communiqué publié par l’intermédiaire
Dans un communiqué publié par l’intermédiaire de son avocat, M. Yoon a présenté ses « sincères excuses à la population pour la frustration et les difficultés qui ont finalement résulté de [ses] lacunes », tout en affirmant que sa décision avait été prise dans ce qu’il pensait être « l’intérêt national ».
La condamnation pour insurrection
Jeudi dernier, le tribunal du district central de Séoul a condamné Yoon Suk Yeol à la perpétuité pour avoir « dirigé une insurrection ». Le juge Ji Gwi-yeon a estimé que « l’intention » de M. Yoon était de « paralyser l’Assemblée pendant une période considérable ».
L’ex-dirigeant conservateur, âgé de 65 ans, avait déclaré la loi martiale le 3 décembre 2024 et envoyé l’armée au Parlement. Il justifiait cette mesure par de vagues menaces posées selon lui par des « forces anti-État » affiliées à la Corée du Nord et par le fait que le Parlement, dominé par l’opposition, faisait échec à ses initiatives.
Un nombre suffisant de députés avait
Un nombre suffisant de députés avait réussi à se faufiler dans l’hémicycle cerné par les soldats et à voter une résolution contre ce coup de force. Le régime civil n’avait été suspendu que six heures.
Les conséquences politiques d’une crise sans précédent
Cette tentative a provoqué une profonde crise politique en Corée du Sud. Elle a déclenché des manifestations massives, semé la panique sur les marchés boursiers et pris au dépourvu des alliés militaires essentiels tels que les États-Unis.
Après des mois de chaos politique, Yoon Suk Yeol a été officiellement destitué en avril 2025 par la Cour constitutionnelle. Les Sud-Coréens ont ensuite élu le président Lee Jae Myung, issu de l’opposition de gauche, lors d’une élection anticipée en juin.











