Sur les routes du nord de l’Ukraine, des dizaines de citoyens brandissent des drapeaux bleu et jaune au passage des convois de prisonniers de guerre libérés par la Russie. Ce rituel spontané, coordonné par un réseau Telegram, s’étend sur des dizaines de kilomètres le long de la frontière biélorusse.
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Laryssa Gladka, deux ans au bord de la route
Laryssa Gladka, 50 ans, est présente à chaque échange depuis deux ans. Son mari est mort au combat. Elle se tient au bord de la route pour accueillir ceux qui reviennent.
Anna Kondratenko, une autre bénévole, affirme : « On sera là jusqu’au bout, tant qu’on ne les aura pas tous échangés. » Le réseau Telegram permet de prévenir les volontaires en temps réel des passages de convois.
8 000 prisonniers récupérés depuis 2022
Depuis le début de l’invasion russe en février 2022, l’Ukraine a récupéré 8 000 prisonniers de guerre et rapatrié 17 750 dépouilles de soldats tués au combat. Le dernier échange, début mars, a concerné 500 prisonniers de chaque côté.

Iaroslav Roumiantsev, libéré après 39 mois de captivité, décrit son retour : « C’est comme une deuxième naissance. » Il rapporte que ses geôliers russes lui disaient : « On ne vous attend pas là-bas. »
Des échanges à la frontière biélorusse
Les échanges de prisonniers se déroulent à la frontière avec la Biélorussie, selon un protocole répété depuis le début du conflit. Les soldats libérés sont ensuite transportés vers le sud du pays pour être pris en charge.


Le convoi traverse des localités où les habitants se mobilisent spontanément. Ce mouvement citoyen reflète l’attachement de la population ukrainienne au retour de ses soldats.
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