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Détroit d'Ormuz :
carte, largeur, pétrole et blocage par l'Iran

Le détroit d'Ormuz mesure 45 km de long, 38 km au point le plus étroit. Plus de 20 Mb/j de pétrole et 20 % du GNL mondial y passent en temps normal. Fermé par l'Iran depuis le 28 février 2026, il rouvre depuis le 13 mai pour les navires chinois.

11 min
Photo émanant de la marine américaine diffusée le 8 mai 2026 par le service de communication du Commandement central américain du destroyer lance-missiles USS Rafael Peralta empêchant un pétrolier battant pavillon iranien de faire route vers un port iranien, le 24 avril 2026
Photo émanant de la marine américaine diffusée le 8 mai 2026 par le service de communication du Commandement central américain du destroyer lance-missiles USS Rafael Peralta empêchant un pétrolier battant pavillon iranien de faire route vers un port iranien, le 24 avril 2026© US NAVY/AFP / -
L'Essentiel
  • 45 km de long, 38 km de large minimum, deux chenaux navigables de 3,7 à 5,5 km. Iran au nord, Oman au sud
  • ~20 Mb/j de pétrole en temps normal (25 % du brut transporté mondial). Asie 44 %, Europe 4 % (AIE)
  • 20 % du GNL mondial — quasi-totalité des exports Qatar et EAU
  • Fermé depuis 28 février 2026 — chargements à 3,8 Mb/j début avril. Plus grande crise pétrolière depuis 1973
  • 13 mai 2026 : passage rouvert pour +30 navires (dont chinois) après sommet Trump-Xi à Pékin

Un goulet d'étranglement de 45 km. Le détroit d'Ormuz est un passage maritime étroit qui relie le golfe Persique au golfe d'Oman, puis à la mer d'Arabie et l'océan Indien. C'est par là que transite, en temps normal, plus du cinquième du pétrole consommé sur la planète et près d'un cinquième du gaz naturel liquéfié. Verrouillé par l'Iran depuis le 28 février 2026, le détroit a précipité la plus forte crise énergétique mondiale depuis le choc de 1973 selon l'Agence internationale de l'énergie. Le 13 mai 2026, Téhéran a annoncé laisser passer plus de trente navires — en majorité chinois —, premier signal de réouverture partielle après dix semaines de blocus complet.

Le détroit d'Ormuz, c'est quoi

Le détroit d'Ormuz sépare deux mondes maritimes. Au nord, l'Iran et sa façade littorale dominée par la marine du Corps des Gardiens de la révolution islamique (Pasdaran). Au sud, le Sultanat d'Oman, dont l'exclave du Musandam — un petit territoire enclavé dans les Émirats arabes unis — possède la rive opposée. Le détroit assure le seul passage maritime entre le golfe Persique, fermé à l'ouest par la péninsule arabique, et l'océan Indien.

Cinq pays exportateurs d'hydrocarbures dépendent intégralement d'Ormuz pour atteindre leurs clients mondiaux : Arabie saoudite, Irak, Émirats arabes unis, Iran, Koweït. Le Qatar y fait passer la totalité de ses cargaisons de GNL. Sans Ormuz, ces pays n'ont aucune alternative maritime — leurs autres options (oléoducs vers la mer Rouge ou la Méditerranée) ne couvrent qu'une fraction limitée des volumes habituellement exportés.

Carte, largeur, longueur, profondeur

Sur la carte, le détroit ressemble à un goulot d'aspirateur. Sa longueur totale est de 45 km. Sa largeur minimale entre la pointe omanaise et l'île iranienne de Larak est mesurée à 38 km par la convention internationale — certaines sources, calculant à un autre point, retiennent 55 km. La géographie réelle de la navigation est plus contrainte encore : seuls deux chenaux balisés sont praticables par les pétroliers, un pour les entrées dans le golfe Persique et un autre pour les sorties, séparés par une zone tampon de 2 milles nautiques.

Chaque chenal mesure de 2 à 3 milles nautiques de large, soit 3,7 à 5,5 km. Les fonds marins descendent entre 60 et 100 mètres — suffisant pour accueillir les plus grands tankers (VLCC, Very Large Crude Carriers, dont le tirant d'eau peut atteindre 22 mètres en charge), mais sans large marge d'erreur. Selon le portail Figaro Nautisme, un navire qui sort du chenal balisé risque l'échouage ou une zone minée — la marine iranienne dispose d'un stock estimé à plus de 5 000 mines marines selon les services occidentaux.

Combien de bateaux et de pétrole passent par Ormuz

En temps normal — autrement dit, jusqu'à fin février 2026 — le détroit voyait passer environ 20 millions de barils de pétrole brut et de produits raffinés par jour. Ce chiffre, retenu par l'AIE et l'Energy Information Administration américaine, représente environ 25 % du brut mondial transporté par mer.

Selon les chiffres compilés par Connaissance des énergies (groupe TotalEnergies) pour l'année 2025, la répartition par pays exportateur via Ormuz s'établissait à : Arabie saoudite 31,4 %, Irak 18,3 %, Émirats arabes unis 16,3 %, Iran 12,1 %, Koweït 11,9 %. La destination du brut était asiatique à 44 % (Chine et Inde), contre seulement 4 % vers l'Europe. C'est un point important pour comprendre la suite : Pékin a un intérêt direct massif à la réouverture, l'Europe un intérêt commercial plus modéré.

Le trafic non énergétique est également significatif : environ 38 navires marchands transitent par jour en moyenne, soit près de 14 000 par an. La flotte de pétroliers représente la moitié de ce volume, le reste se partage entre porte-conteneurs, méthaniers, vraquiers et un trafic militaire (porte-avions et bâtiments américains, britanniques, français).

Pourquoi Ormuz est stratégique pour le pétrole mondial et le GNL

Le mot-clé est chokepoint — point d'étranglement. Il n'existe aucun substitut maritime à Ormuz pour les exportations du golfe Persique. Les oléoducs existants — l'East-West Pipeline saoudien vers la mer Rouge, l'oléoduc d'Abu Dhabi vers Fujaïrah hors du golfe — totalisent une capacité de contournement d'environ 6 à 8 Mb/j, soit un tiers seulement du flux normal. Toute fermeture prolongée du détroit assèche mécaniquement le marché.

Pour le gaz naturel liquéfié, la dépendance est plus radicale encore. Selon une analyse Investing.com, le GNL fonctionne sur un marché spot mondial où les flux se redistribuent quasi instantanément : quand 20 % de la capacité disparaît, la concurrence entre acheteurs européens et asiatiques fait monter les prix pour tous. Aucun oléoduc alternatif n'existe pour le gaz qatari : il est liquéfié à Ras Laffan, embarqué sur méthanier, et passe obligatoirement par Ormuz.

Le 18 mars 2026, l'infrastructure de QatarEnergy a été visée par des frappes : 17 % de la capacité d'export, soit 12,8 millions de tonnes par an, ont été mises à l'arrêt pendant plusieurs semaines. Cumulée à la fermeture d'Ormuz, la perturbation a tiré les prix européens du gaz vers le haut — la hausse de 15,4 % du tarif réglementé français du gaz au 1er mai 2026 en est une conséquence directe.

Le blocage de 2026 par l'Iran : chronologie

La fermeture du détroit le 28 février 2026 ne s'est pas faite par décret unique. C'est une combinaison de mesures progressives : déploiement de vedettes rapides des Pasdaran, mouillage de mines marines dans les zones de navigation, saisie de plusieurs pétroliers étrangers (deux selon la dernière dépêche AFP du 8 mai 2026, sans précision sur les pavillons). Le passage est techniquement encore possible, mais le risque assurantiel est devenu prohibitif : les primes de guerre des assureurs maritimes ont multiplié leur niveau par 50 selon les courtiers londoniens.

La motivation iranienne combine plusieurs registres. Réponse aux frappes israéliennes et américaines sur les sites nucléaires de Fordo et Natanz au début du conflit. Pression économique sur l'Arabie saoudite et les EAU, alignés sur Washington. Et levier diplomatique : l'Iran exige une levée des sanctions et un déblocage de ses avoirs gelés à l'étranger. Selon la chronologie compilée des opérations, le détroit a été partiellement réouvert à plusieurs reprises pour les navires iraniens ou affiliés (Russie, Chine), avant nouvelle fermeture aux pavillons occidentaux.

Comment l'Iran peut-il bloquer le détroit

Trois leviers militaires sont utilisés. Premièrement, les mines marines : l'Iran en aurait fabriqué un stock de plusieurs milliers, dont des mines à influence magnétique, plus difficiles à neutraliser que les mines de contact traditionnelles. Le déminage par les marines occidentales prendrait, selon les estimations du Pentagone, plusieurs semaines à plusieurs mois selon la densité du semis.

Deuxièmement, les missiles antinavires à courte et moyenne portée : les Pasdaran disposent de batteries côtières le long du rivage iranien, à portée directe des chenaux. Les modèles Khalij Fars et Hoot, dérivés de technologies chinoises et russes, ont une capacité revendiquée de 300 km. Toute frappe entamerait une escalade asymétrique : les États-Unis disposeraient d'une supériorité écrasante, mais la coalition perdrait au minimum plusieurs navires.

Troisièmement, les vedettes rapides et drones marins. La doctrine iranienne du « essaim » consiste à saturer la défense d'une frégate avec des dizaines de petites embarcations armées et de drones suicide en surface. Plus difficile à contrer qu'on ne pourrait le croire — la doctrine américaine a longtemps sous-estimé cet aspect, comme l'avait montré en 2002 le wargame Millennium Challenge, où une force « Iran » fictive avait coulé l'équivalent d'une flotte américaine en une journée simulée.

Quelles conséquences pour la France et les prix

L'Europe ne consomme que 4 % du brut transitant par Ormuz, mais subit le choc de plein fouet via le marché mondial. Le prix du Brent s'est élevé jusqu'à 110-116 dollars le baril au pic de mai 2026, contre une moyenne de 70 dollars avant la crise. En France, le sans-plomb 95 a dépassé 2 euros le litre dans la plupart des stations, le gazole 2,30 euros. TotalEnergies a plafonné depuis le 8 avril ses prix à 1,99 €/L pour le SP95 et 2,25 €/L pour le gazole sur ses 3 300 stations.

Le gouvernement Lecornu a engagé des discussions à Bercy avec les distributeurs de la grande distribution pour aligner les prix, et le conclave parlementaire sur la taxation des superprofits des compagnies pétrolières devrait s'ouvrir dans les semaines à venir. Sur le gaz, la hausse de 15,4 % du tarif réglementé au 1er mai 2026 a été directement imputée par la Commission de régulation de l'énergie à la perturbation des flux qataris.

Pour les ménages, la facture mensuelle de carburant s'est alourdie de 20 à 35 euros selon le profil de véhicule. Pour les transporteurs routiers, l'indemnité carburant grands rouleurs de 50 euros, mise en place par décret du 30 avril 2026, est jugée largement insuffisante par les fédérations professionnelles. Le secteur aérien européen connaît également des effets : la Commission européenne s'est tournée vers les États-Unis pour combler le manque à gagner sur le kérosène — les raffineries américaines tournant à plein régime depuis avril.

Réouverture, état actuel : ce qui change en mai 2026

Le 13 mai 2026, l'Iran a annoncé avoir laissé passer depuis la veille « plus de 30 navires », principalement chinois selon les sources occidentales. Cette ouverture sélective s'inscrit dans la doctrine officielle iranienne des « protocoles de gestion du détroit », autrement dit : passage payant en faveur du Trésor iranien, et conditionné à un alignement diplomatique du pavillon ou de la propriété.

Le moment n'est pas anodin. Donald Trump est en visite à Pékin du 13 au 15 mai pour un sommet avec Xi Jinping. Selon la couverture La Presse / AFP du 14 mai, Xi a indiqué au président américain que la Chine était « prête à aider » à la réouverture complète du détroit et a réaffirmé qu'elle n'enverrait pas d'équipement militaire à l'Iran. La Chine, premier client du pétrole transitant par Ormuz (avec l'Inde), a un intérêt stratégique direct à la stabilisation des flux.

Le 12 mai, Téhéran a parallèlement écarté tout compromis avec Washington selon l'AFP, exigeant la levée des sanctions et le déblocage des avoirs iraniens. La séquence indique une logique de réouverture politique et différenciée, pavillon par pavillon — pas un retour à la libre circulation pré-crise. Au 15 mai 2026, le détroit reste juridiquement et opérationnellement fermé aux navires occidentaux ; le rétablissement complet dépend des prochaines étapes du conflit israélo-iranien et du déblocage diplomatique américano-iranien.

Notre lecture

Le détroit d'Ormuz cumule trois caractéristiques qui en font un objet politique permanent : une géographie irremplaçable, une dépendance asymétrique entre fournisseurs du Golfe et clients asiatiques et européens, et un riverain (l'Iran) qui dispose des moyens militaires de le fermer à un coût pour lui supportable. Aucune solution durable n'existe : ni les oléoducs de contournement (capacité limitée), ni les alternatives militaires (déminage long, escalade lourde), ni le contournement maritime (inexistant).

La crise de 2026 acte un basculement géopolitique plus profond. La Chine, premier consommateur du brut Ormuz, devient le médiateur naturel — un rôle nouveau, longtemps occupé par les États-Unis et leurs porte-avions stationnés au Bahreïn. La séquence « blocus Iran → médiation Pékin → réouverture sélective » dessine ce que pourrait être l'ordre énergétique des prochaines décennies : moins occidental, plus eurasiatique, et structurellement plus instable pour l'Europe, qui voit les flux qui la concernent dépendre d'arrangements bilatéraux Pékin-Téhéran auxquels elle n'est pas partie.

Ce qu'on regarde maintenant

  • Élargissement éventuel des « protocoles iraniens » de gestion du détroit à d'autres pavillons (Inde, Russie, Japon)
  • Reprise éventuelle des chargements Qatar Energy après les dégâts du 18 mars
  • Niveau du Brent : sortie de la zone 105-115 dollars ou maintien durable au-dessus de 100
  • Position française au Conseil européen et à l'AIE sur la diversification des routes d'approvisionnement
  • Évolution du plafonnement TotalEnergies à 1,99 €/L au-delà du 1er juin 2026

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Sources : AIE — Rapport mensuel pétrole avril 2026, US EIA — World Oil Transit Chokepoints, Connaissance des énergies — Ormuz transport pétrole et gaz, Figaro Nautisme — Géographie du détroit d'Ormuz, Investing.com — GNL et perturbation d'Ormuz, IRIS — Ormuz dans le contexte de la guerre en Iran, La Presse / AFP — Téhéran annonce le passage de navires chinois (14 mai 2026), AFP via dépêches du 6 au 14 mai 2026.

L'essentiel

  • Le détroit d'Ormuz mesure 45 km de long, 38 km de large au point le plus étroit, et n'a que deux chenaux de navigation de 3,7 à 5,5 km. Il sépare l'Iran d'Oman (exclave du Musandam)
  • Plus de 20 millions de barils de pétrole brut et de produits raffinés y transitaient chaque jour avant la crise, soit environ 25 % du transport maritime mondial de pétrole (AIE). 44 % du brut va vers la Chine et l'Inde, 4 % vers l'Europe
  • 20 % du gaz naturel liquéfié mondial passe par Ormuz : la quasi-totalité des exports du Qatar et des Émirats arabes unis. Une perturbation pèse plus fortement sur le GNL que sur le pétrole, car les contrats sont moins substituables
  • Crise 2026 : fermeture depuis le 28 février, chargements tombés à 3,8 Mb/j début avril selon l'AIE — plus grande crise pétrolière depuis 1973. Carburants en France : SP95 au plafond TotalEnergies à 1,99 €/L, gazole 2,25 €/L depuis le 8 avril
  • 13 mai 2026 : l'Iran autorise le passage de plus de 30 navires, en majorité chinois, après le sommet Trump-Xi à Pékin. Xi indique à Trump que la Chine est « prête à aider » à la réouverture du détroit

Questions fréquentes

Où se trouve le détroit d'Ormuz ?
Le détroit d'Ormuz est un passage maritime situé entre l'Iran au nord et le sultanat d'Oman au sud, plus précisément l'exclave omanaise du Musandam enclavée dans les Émirats arabes unis. Il relie le golfe Persique (à l'ouest) au golfe d'Oman, puis à la mer d'Arabie et à l'océan Indien. C'est le seul passage maritime ouvert pour les exportations d'hydrocarbures d'Arabie saoudite, d'Irak, du Koweït, des Émirats arabes unis, de l'Iran et du Qatar. Cinq pays exportateurs majeurs dépendent intégralement de ce passage.
Combien de pétrole passe par Ormuz chaque jour ?
En temps normal — c'est-à-dire jusqu'à fin février 2026 —, plus de 20 millions de barils de pétrole brut et de produits raffinés transitent chaque jour par le détroit d'Ormuz, soit environ 25 % du brut transporté par mer dans le monde, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE). La destination principale est l'Asie (44 % pour la Chine et l'Inde combinées), tandis que l'Europe reçoit seulement 4 % du brut transitant par Ormuz. À cela s'ajoute environ 20 % du gaz naturel liquéfié mondial, principalement les exportations du Qatar et des Émirats arabes unis.
Quelle est la largeur du détroit d'Ormuz ?
Le détroit d'Ormuz mesure 38 kilomètres de large au point le plus étroit, entre la pointe omanaise du Musandam et l'île iranienne de Larak. Sa longueur totale est de 45 kilomètres. Mais la navigation effective est encore plus contrainte : seuls deux chenaux balisés sont utilisables par les pétroliers — un pour les entrées dans le golfe Persique, un pour les sorties — chacun mesurant entre 3,7 et 5,5 kilomètres de large. Les fonds marins descendent à entre 60 et 100 mètres, suffisant pour les plus grands tankers mais sans marge d'erreur significative.
Pourquoi l'Iran veut bloquer le détroit d'Ormuz ?
Le blocus iranien du détroit, en place depuis le 28 février 2026, combine plusieurs objectifs. D'abord une réponse militaire aux frappes israéliennes et américaines sur les sites nucléaires de Fordo et Natanz au début du conflit. Ensuite une pression économique sur l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, alignés sur Washington. Et enfin un levier diplomatique : Téhéran exige la levée des sanctions américaines et le déblocage des avoirs iraniens gelés à l'étranger. La réouverture sélective annoncée le 13 mai 2026 pour les navires chinois confirme cette logique différenciée — passage accordé aux pays jugés alliés, blocus maintenu pour les pavillons occidentaux.
Quelles conséquences pour le prix du carburant en France ?
Le prix du baril de Brent est passé d'environ 70 dollars avant la crise à 110-116 dollars au pic de mai 2026. En France, le sans-plomb 95 a dépassé 2 euros le litre et le gazole 2,30 euros, soit une hausse de 36 % sur le carburant. TotalEnergies a mis en place le 8 avril un plafonnement à 1,99 €/L pour le SP95 et 2,25 €/L pour le gazole sur ses 3 300 stations. La facture mensuelle des ménages s'est alourdie de 20 à 35 euros selon le profil de véhicule. Le gouvernement Lecornu a engagé des discussions à Bercy avec les distributeurs de la grande distribution pour aligner les prix. Sur le gaz, la hausse de 15,4 % du tarif réglementé au 1er mai 2026 a été directement imputée par la Commission de régulation de l'énergie à la perturbation des flux qataris.

Antoine Lefebvre

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