Le Premier ministre Sébastien Lecornu réunit les chefs de partis politiques et les présidents des assemblées mercredi 12 mars à partir de 15 heures à Matignon. L'objectif est de les informer de « l'état de la menace et du positionnement de la France » face à la guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par les frappes israélo-américaines sur l'Iran. Le rendez-vous est à caractère confidentiel : les téléphones ne seront pas autorisés dans la salle.
Une réunion sur quatre fronts : énergie, sécurité, diplomatie, défense
Les discussions porteront sur les répercussions du conflit dans quatre domaines : énergétique, sécuritaire, diplomatique et militaire. Plusieurs ministres concernés par ces portefeuilles seront présents autour de la table. Emmanuel Macron, qui enchaîne les réunions de crise depuis le 28 février, a tenu un Conseil de défense mardi soir.
Le président de la République s'est rendu lundi à Chypre puis à bord du porte-avions Charles de Gaulle. Il a évoqué des « interceptions » de frappes réalisées ces derniers jours et annoncé la préparation d'une mission internationale pour « rouvrir » le détroit d'Ormuz. La France a déployé des bâtiments militaires dans une posture qualifiée de « défensive ».
Les partis mobilisés, le Parlement en congés
Les chefs de partis sont conviés à cette réunion, mais plusieurs seront représentés. Parmi les formations attendues figurent le PS, LFI, LR et Horizons. Les présidents du Sénat, Gérard Larcher, et de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, sont également conviés, ainsi que les présidents des groupes parlementaires.
Le RN et le PS avaient demandé cette réunion d'information. LFI et les Écologistes réclamaient pour leur part un débat parlementaire, mais le Parlement est actuellement en congés en raison de la campagne des élections municipales des 15 et 22 mars.
Énergie : contrôles renforcés et aide sociale en débat
Sur le volet énergétique, Lecornu a annoncé un « plan exceptionnel de 500 contrôles » de stations-service. Certaines stations seront sanctionnées en cas d'abus. Paris a par ailleurs organisé mardi un G7 Énergie, à la veille d'un G7 Finances.
Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, attend de cette réunion de la « clarté sur les intentions » de la France. Il a mis en garde contre le risque d'être « entraîné à l'insu de son plein gré » dans le conflit et proposé la mise en place d'un chèque énergie « pour les plus vulnérables ». LFI réclame un blocage des prix, tandis que le RN demande une baisse des taxes sur les carburants.











