Aller au contenu principal

Présidentielle :
qui est candidat, qui hésite encore, qui a renoncé

Désignés par leur parti, déclarés de leur propre chef, encore indécis ou déjà retirés : où en est chacun des prétendants à l'Élysée, et pourquoi aucun n'est encore assuré de figurer sur le bulletin de vote.

Mis à jour le jeudi 22 octobre 2026 — 10h50
17 min
Un bulletin glissé dans une urne lors d'une élection présidentielle française
Le premier tour de la présidentielle se tiendra le 18 avril 2027, le second tour le 2 mai.© AFP / Ludovic Marin

À six mois du premier tour, plus d'une vingtaine de personnalités se disent candidates à l'élection présidentielle, et d'autres n'ont pas encore dit leur dernier mot. Les situations ne se valent pas. Certains ont été désignés par le vote de leur parti, d'autres se sont déclarés seuls, plusieurs attendent une échéance qu'ils se sont eux-mêmes fixée.

Ces statuts ne sont pas interchangeables. Une investiture donne un candidat à un parti ; elle ne fait pas encore de lui un candidat officiel à la présidence de la République. Pour figurer sur la liste établie par le Conseil constitutionnel, chacun devra obtenir au moins 500 présentations d'élus, venues d'au moins trente départements ou collectivités d'outre-mer différents.

Les prétendants à l'Élysée et leur situation au 21 octobre 2026. Sources : déclarations publiques et votes internes des partis.
NomFormationSituationDate
Marine Le PenRassemblement nationalDéclarée, pourvoi en cassation en cours7 juillet 2026
Jean-Luc MélenchonLa France insoumiseDéclaré, désigné par les élus du mouvement3 mai 2026
Bruno RetailleauLes RépublicainsDésigné par les adhérents19 avril 2026
Raphaël GlucksmannPlace publiqueVainqueur de la primaire sociale-démocrate11 octobre 2026
Édouard PhilippeHorizonsDéclaréSeptembre 2024
Gabriel AttalRenaissanceDéclaré22 mai 2026
Fabien RousselParti communisteDésigné par les adhérents6 septembre 2026
Marine TondelierLes ÉcologistesInvestie, sous réserve du vote des adhérentsVote du 10 au 13 décembre
Éric ZemmourReconquêteDéclaré17 septembre 2026
François RuffinDebout !Déclaré, faute de primaire de la gaucheÉté 2026
Natacha PolonyNous sommes la FranceDéclarée14 octobre 2026
David LisnardNouvelle ÉnergieDéclaré après avoir quitté LRFin mars 2026
Karim BouamraneParti socialiste, hors primaireDéclaré9 juin 2026
Delphine BathoGénération écologieDéclaréeNovembre 2025
Olivier BechtApparenté Ensemble pour la RépubliqueDéclaré24 septembre 2026
Nathalie ArthaudLutte ouvrièreDéclarée—
Florian PhilippotLes PatriotesDéclaré, retrait annoncé si Philippe de Villiers se présente9 mai 2026
Xavier BertrandLes Républicains, mouvement Nous FranceSe dit futur candidat, pas encore déclaréDécision annoncée pour la fin de l'année
François HollandeParti socialisteN'a pas tranchéDécision annoncée pour décembre, voire janvier
Dominique de VillepinLa France humanisteN'a pas tranchéAu début de la campagne officielle, dit-il
Bernard CazeneuveLa ConventionSe dit candidat, classé parmi les déclarés ou les indécis selon les recensementsAvril 2026
Bruno Le Maire—Réponse promise pour octobre—
Gérald Darmanin—A renoncé, soutient Édouard Philippe17 août 2026
Laurent WauquiezLes RépublicainsA renoncé, a tendu la main à Édouard Philippe le 1er juillet12 mai 2026
Clémentine AutainL'AprèsA renoncéJuillet 2026

Les dates du scrutin sont fixées, les candidats officiels non

Le premier tour de l'élection présidentielle se tiendra le dimanche 18 avril 2027 et le second le dimanche 2 mai, selon le calendrier arrêté en conseil des ministres le 1er juillet 2026. En Guadeloupe, en Martinique, en Guyane, à Saint-Pierre-et-Miquelon, à Saint-Barthélemy, à Saint-Martin et en Polynésie française, les électeurs voteront la veille, les samedis 17 avril et 1er mai, pour tenir compte du décalage horaire.

La collecte officielle des parrainages interviendra après la convocation des électeurs. Le Conseil constitutionnel enregistrera les formulaires, contrôlera leur validité et vérifiera que chaque prétendant a atteint le seuil de 500 présentations. Avant cette étape, le mot « candidat » décrit une situation politique, non une admission définitive au scrutin.

Marine Le Pen est candidate, avec une incertitude judiciaire

Marine Le Pen a annoncé sa candidature le 7 juillet, quelques heures après l'arrêt rendu par la cour d'appel de Paris dans l'affaire des assistants parlementaires européens du Rassemblement national. La juridiction a confirmé sa culpabilité et l'a condamnée à trois ans de prison, dont un an ferme aménageable sous bracelet électronique, à 100 000 euros d'amende et à quarante-cinq mois d'inéligibilité, dont trente avec sursis. La période ferme de quinze mois a été considérée comme déjà exécutée, ce qui lui permet d'être éligible à ce stade.

Son pourvoi en cassation est en cours d'examen. Les mémoires des parties condamnées ont été déposés à la mi-octobre, et la Cour de cassation examinera le 16 décembre les questions prioritaires de constitutionnalité soulevées par plusieurs d'entre elles, dont Marine Le Pen, a indiqué la Cour le 16 octobre, selon RTL. Si elle ne transmet pas ces questions au Conseil constitutionnel, elle pourrait statuer sur les pourvois avant le premier tour : le 8 juillet, elle avait indiqué pouvoir rendre son arrêt au plus tard début avril 2027 ; si elle les transmet, l'examen des pourvois est suspendu le temps que le Conseil se prononce, trois mois au plus. En cas de rejet, la condamnation deviendrait définitive. Selon les analyses juridiques publiées après l'arrêt, la peine ferme d'inéligibilité n'aurait plus à être exécutée, puisqu'elle est déjà arrivée à son terme ; la question immédiate porterait notamment sur l'exécution de l'année de prison ferme, aménageable sous bracelet électronique, pendant la campagne.

Une cassation de l'arrêt ouvrirait une situation différente. La Cour de cassation ne rejugerait pas les faits, mais pourrait annuler tout ou partie de la décision pour une erreur de droit et renvoyer le dossier devant une autre juridiction. Les conséquences exactes sur l'éligibilité de Marine Le Pen font l'objet d'interprétations divergentes parmi les juristes. Il serait excessif d'affirmer aujourd'hui que la prochaine décision la rendra automatiquement inéligible ou, à l'inverse, qu'elle ne pourra plus affecter sa campagne.

Jordan Bardella, président du parti, ne sera pas candidat : Marine Le Pen lui a promis Matignon si elle l'emporte. Le 29 août, à la Foire de Châlons, il a assuré qu'il serait « là quoi qu'il arrive » et qu'il mènerait campagne. Marion Maréchal, alliée du Rassemblement national sans en être membre, a jugé le 8 juillet que Marine Le Pen était « la candidate la plus naturelle, la plus évidente de la coalition du camp national que nous représentons ».

Le Rassemblement national tient son congrès à Orléans les 24 et 25 octobre. Le vote des adhérents pour le conseil national et la présidence du parti, ouvert le 21 septembre, se clôt le 22 octobre ; les résultats sont annoncés le 24, et le 25 est présenté par le mouvement comme son premier grand meeting de la présidentielle, selon le programme qu'il a publié. Ce vote interne porte sur la direction du parti et ses statuts, pas sur l'investiture de la candidate.

À l'extrême droite, Éric Zemmour a levé le doute le 17 septembre : « Je serai candidat à l'élection présidentielle. » Le président de Reconquête, arrivé quatrième en 2022 avec 7,07 % des voix, se présente pour la deuxième fois. Sarah Knafo, députée européenne du même parti, un temps citée comme possible candidate, a écarté cette hypothèse et répète qu'Éric Zemmour est le candidat naturel du mouvement.

Les Républicains ont désigné Bruno Retailleau

Les Républicains, eux, sont passés par un vote. Les adhérents des Républicains ont désigné Bruno Retailleau le 19 avril 2026, avec 73,8 % des suffrages exprimés. Les deux autres options proposées lors de la consultation — une primaire ouverte ou une primaire réservée aux adhérents et candidats du parti — ont recueilli respectivement 14 % et 12,2 % des voix, selon les résultats publiés après le scrutin interne.

Cette investiture ne départage pas toute la droite. David Lisnard, maire de Cannes, a quitté Les Républicains fin mars et s'est déclaré candidat sous les couleurs de son parti, Nouvelle Énergie. Gilles Platret, maire de Chalon-sur-Saône et ancien vice-président de LR, s'est lancé à son tour le 8 octobre. Laurent Wauquiez, lui, a renoncé le 12 mai : « Je laisse de côté toute candidature de ma part », a dit le président des députés de la Droite républicaine, en reconnaissant en Bruno Retailleau « le candidat légitime des Républicains ». Le 1er juillet, il a pourtant estimé qu'Édouard Philippe « peut incarner l'ordre et le sérieux permettant de redresser la France ».

Édouard Philippe et Gabriel Attal avancent séparément

Dans le bloc issu de la majorité d'Emmanuel Macron, deux anciens premiers ministres sont déclarés. Édouard Philippe a annoncé sa candidature en septembre 2024. Gabriel Attal l'a officialisée le 22 mai 2026, lors d'un déplacement dans l'Aveyron. Aucun vote interne, aucune primaire et aucune règle commune ne prévoient pour l'instant de les départager.

Édouard Philippe a reçu le 17 août le soutien de Gérald Darmanin. Le ministre de la Justice a annoncé qu'il ne se présenterait pas, qu'il se rangeait derrière le président d'Horizons et qu'il souhaitait « que tout le monde fasse pareil » ; il a appelé Xavier Bertrand à rejoindre le maire du Havre. Ce choix renforce Édouard Philippe, mais ne vaut ni retrait de Gabriel Attal ni investiture collective de l'ancien bloc présidentiel.

Le 3 septembre, au siège de Renaissance, Gabriel Attal a présenté une équipe de campagne sans poids lourd du bloc central : une direction à trois, Maxime Cordier, Fanny Anor et Franck Riester, et la journaliste Céline Géraud à la communication, en promettant de ne pas faire « une saison 3 du macronisme ».

Un troisième nom s'est ajouté le 24 septembre : Olivier Becht, député du Haut-Rhin apparenté au groupe Ensemble pour la République et ancien ministre du Commerce extérieur, candidat pour la première fois.

La coexistence des deux candidatures peut se prolonger. Un accord politique, un retrait volontaire ou la création tardive d'une procédure interne pourrait modifier la situation, mais aucun de ces scénarios n'est aujourd'hui fixé.

À gauche, plusieurs campagnes et plusieurs procédures

À gauche, aucun calendrier commun. La France insoumise est engagée derrière Jean-Luc Mélenchon depuis le 3 mai : les élus du mouvement, réunis ce jour-là pour désigner son candidat, l'ont choisi, et l'intéressé l'a annoncé le soir même. « Oui, je suis candidat », a dit celui qui part pour sa quatrième campagne présidentielle consécutive. Le Nouveau Parti anticapitaliste a décidé le 28 juin de ne présenter personne et de se rallier à lui, pour la première fois depuis sa création ; Philippe Poutou ne sera donc pas sur la ligne de départ.

Le Parti socialiste a choisi une autre voie. Lors d'une consultation interne organisée le 9 juillet, 55,5 % des militants ont approuvé le principe d'une primaire fermée, réservée aux adhérents du PS et des organisations participantes. Le conseil national a arrêté ces règles le 25 août, par 159 voix contre 32 et 21 abstentions.

Le vote s'est tenu par voie électronique du 9 au 11 octobre. Prévu sur deux jours, il a été prolongé jusqu'au dimanche 18 heures après une attaque informatique contre la plateforme, dont les organisateurs ont assuré qu'elle n'avait pas compromis le vote. Le second tour prévu les 16 et 17 octobre n'a pas eu lieu.

Raphaël Glucksmann a tranché le 23 août au soir. « Oui, je suis candidat à l'élection présidentielle, je ne prends pas cette décision à la légère », a déclaré le député européen de Place publique, et annoncé qu'il se présenterait à cette primaire. Sa participation en a changé la portée : le scrutin n'a pas départagé seulement des socialistes.

Cinq noms figuraient sur la liste arrêtée le 16 septembre. Le 11 octobre, Raphaël Glucksmann l'a emporté dès le premier tour avec 66,17 % des suffrages exprimés, soit 79 613 voix, devant Olivier Faure (14,46 %), Ségolène Royal (7,62 %), Emmanuel Maurel (5,92 %) et Jérôme Guedj (5,83 %), selon les résultats proclamés par la commission d'organisation ; 120 787 personnes ont voté, pour un corps électoral de 134 467 inscrits. « Ma première responsabilité est de rassembler toute la famille socialiste, toute la famille de la gauche démocratique », a déclaré le vainqueur le soir même, en se présentant aussi comme « le candidat de la rupture avec l'hégémonie de Jean-Luc Mélenchon sur la gauche française ».

Le Parti communiste a tranché. Consultés du 3 au 6 septembre, ses adhérents ont approuvé à 72,06 % la candidature de Fabien Roussel, contre 22 % d'opposants et 5,94 % d'abstentions ; 24 112 des 37 620 inscrits ont voté, soit 64 %. Le secrétaire national, réélu à la tête du parti le 5 juillet, l'a annoncé le 6 septembre au soir, et le PCF « propose donc la candidature de Fabien Roussel à l'élection présidentielle ».

Chez Les Écologistes, Marine Tondelier garde l'investiture du parti jusqu'à un vote des adhérents, du 10 au 13 décembre, qui choisira entre sa candidature et le ralliement à un candidat d'une autre formation de gauche.

Plusieurs candidatures sont nées de l'échec de la primaire commune à toute la gauche, enterrée en juillet. François Ruffin l'avait annoncé dès le 12 mai : « S'il n'y a pas de primaire, moi j'y vais ! » Le député de la Somme maintient depuis sa candidature sous la bannière de son mouvement, Debout !. Karim Bouamrane, maire socialiste de Saint-Ouen, s'est déclaré le 9 juin — « Moi, Karim Bouamrane, je suis candidat » — sans passer par la primaire de son parti. Delphine Batho, présidente de Génération écologie, est candidate depuis novembre 2025 et s'opposait à une primaire de toute la gauche. Plus à gauche, Lutte ouvrière présente de nouveau Nathalie Arthaud, candidate pour la quatrième fois ; Anasse Kazib, de Révolution permanente, et Selma Labib, du NPA-Révolutionnaires, sont aussi en lice.

Une candidature venue de la presse, et d'autres hors des grands partis

Natacha Polony a annoncé sa candidature le 14 octobre sur France Inter. « Je ne peux pas continuer à regarder mon pays s'effondrer », a dit la journaliste, qui a dirigé la rédaction de l'hebdomadaire Marianne de 2018 à 2024 et s'était engagée au début des années 2000 aux côtés du Mouvement des citoyens de Jean-Pierre Chevènement. Elle propose notamment des hausses de salaires de 20 à 30 % et une priorité à la production française dans la commande publique. Elle devra, comme les autres, réunir 500 présentations d'élus, une règle qu'elle juge « aberrante ». Fin août, elle avait lancé son mouvement, Nous sommes la France.

D'autres se sont déclarés sans grande formation derrière eux. Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) et François Asselineau (Union populaire républicaine) sont de nouveau en lice. Florian Philippot (Les Patriotes) s'est déclaré le 9 mai, en précisant qu'il se retirerait si Philippe de Villiers se présentait. Suivent l'avocat Juan Branco, le chanteur Francis Lalanne, la politologue Clara Egger, défenseure du référendum d'initiative citoyenne, et Antoine Mikolajczak, désigné en avril par le parti Equinoxe. Plusieurs candidatures citoyennes s'y ajoutent, souvent lancées en sillonnant le pays à la recherche des parrainages. Le décompte varie d'un recensement à l'autre, selon qu'on y range ou non les prétendants qui posent encore une condition.

Ceux qui ont fixé eux-mêmes l'heure de leur décision

Xavier Bertrand est le cas le plus avancé. « Je le serai », a répondu le président des Hauts-de-France le 27 août, à l'université de rentrée du Medef, avant de nuancer devant la presse : « J'ai dit que je le serai, mais le moment n'est pas venu. » Il avait précisé au début du mois d'août qu'il se déclarerait « à la fin de l'année, pas avant », et en candidat indépendant, alors que Les Républicains, dont il est membre, ont déjà investi Bruno Retailleau. Il exclut toute primaire.

François Hollande a donné son calendrier fin mai : « Si je dois me déclarer, ce sera en décembre. » L'ancien président dit qu'il ne se présentera que pour « gagner l'élection », pas pour « faire de la figuration ».

Deux anciens premiers ministres ont un statut moins net. Bernard Cazeneuve, fondateur de La Convention, s'est dit candidat dans un entretien au Figaro paru le 28 avril, a parlé le 19 mai de sa « volonté à être candidat », « pleine et entière », et a depuis présenté son projet ; les recensements de la presse le rangent tantôt parmi les déclarés, tantôt parmi ceux qui hésitent. Dominique de Villepin, à la tête de La France humaniste, a dit le 30 août qu'il confirmerait sa candidature « quand la campagne électorale aura commencé » ; il refuse de passer par une primaire.

Bruno Le Maire avait annoncé le 22 juin : « Ma réponse sera donnée en octobre. » Au 21 octobre, les sources consultées ne font état d'aucune annonce de l'ancien ministre de l'Économie. Élisabeth Borne, qui a quitté la direction de Renaissance et publié un livre de propositions, n'a pas dit si elle serait candidate. Jean Lassalle, candidat en 2017 et en 2022, a lancé en juillet une collecte de dons et prévenu : « Je verrai à l'automne ce que donne la cagnotte, si elle me permet d'y aller. » Certains recensements le comptent déjà parmi les candidats déclarés.

Ceux qui se sont retirés ou rangés derrière un autre

Gérald Darmanin a renoncé le 17 août au profit d'Édouard Philippe, Laurent Wauquiez le 12 mai, avant de tendre la main au même Édouard Philippe le 1er juillet. À gauche, Clémentine Autain et le député Benjamin Lucas ont abandonné en juillet, faute de primaire commune ; Lydie Massard, de l'Union démocratique bretonne, a fait de même début septembre. Olivier Faure, Ségolène Royal, Emmanuel Maurel et Jérôme Guedj ont été battus par Raphaël Glucksmann le 11 octobre. Jordan Bardella et Marion Maréchal soutiennent Marine Le Pen, Sarah Knafo Éric Zemmour.

Ce que mesurent les enquêtes d'octobre

Les premières enquêtes réalisées après la primaire placent toujours Marine Le Pen largement en tête. L'Ifop-Fiducial, pour LCI et Sud Radio, a interrogé en ligne du 12 au 14 octobre 1 390 personnes inscrites sur les listes électorales, extraites d'un échantillon de 1 525 personnes. Dans le scénario où Édouard Philippe et Gabriel Attal sont tous deux candidats, elle recueille 34 % des intentions de vote exprimées, devant Jean-Luc Mélenchon (16 %), Raphaël Glucksmann et Édouard Philippe (14 % chacun), Bruno Retailleau (6,5 %) et Gabriel Attal (6 %), sur 1 050 réponses exprimées. Elabe, pour BFMTV et La Tribune Dimanche, a interrogé en ligne du 14 au 16 octobre 1 553 inscrits sur un échantillon de 1 701 personnes, avec une marge d'erreur de 1,2 à 2,8 points : Marine Le Pen y est mesurée entre 31 % et 33,5 % selon les listes testées, et trois candidats se disputent la deuxième place dans des fourchettes qui se recouvrent, Édouard Philippe (15,5 % à 16,5 % lorsqu'il représente seul le bloc central), Raphaël Glucksmann (15 % à 16,5 %) et Jean-Luc Mélenchon (15 % à 16 %). Les deux instituts rappellent qu'une enquête décrit l'opinion au moment de sa réalisation, et non le résultat du vote.

Une nouvelle vague du baromètre Ifop-Fiducial, pour LCI, Le Figaro et Sud Radio, réalisée en ligne du 17 au 19 octobre auprès de 1 928 inscrits sur les listes électorales, extraits d'un échantillon de 2 081 personnes, mesure Marine Le Pen entre 34 % et 38 % selon les configurations. Jean-Luc Mélenchon y arrive deuxième dans toutes les hypothèses testées, entre 15 % et 20 %, Raphaël Glucksmann entre 12 % et 16 %. Seul candidat du bloc central, Édouard Philippe recueille 15 %, contre 18 % à la mi-octobre ; Gabriel Attal, dans la même situation, 13 %. Bruno Retailleau se situe entre 5 % et 7,5 %, David Lisnard à 7 % lorsqu'il est le seul candidat de droite, et Natacha Polony, testée pour la première fois, à 1 %.

En juillet, juste après la déclaration de Marine Le Pen, l'Ifop et OpinionWay la mesuraient entre 34 % et 36 % selon les candidats proposés, loin devant Édouard Philippe, Gabriel Attal et Jean-Luc Mélenchon. Ces enquêtes décrivent l'opinion à une date, avec des marges de plusieurs points, et changent avec la liste des noms testés.

Les prochaines dates à surveiller

Le Rassemblement national annonce les résultats de son congrès le 24 octobre et tient son premier grand meeting le 25. Les adhérents écologistes voteront du 10 au 13 décembre. François Hollande a dit qu'il se prononcerait en décembre, voire en janvier ; Xavier Bertrand prévoit de se déclarer à la fin de l'année.

La Cour de cassation examinera le 16 décembre les questions de constitutionnalité soulevées dans le dossier de Marine Le Pen ; son arrêt sur les pourvois pourrait suivre d'ici début avril 2027, plus tard si le Conseil constitutionnel est saisi, selon un calendrier qui reste indicatif. Au centre, aucune échéance formelle n'oblige les deux anciens premiers ministres à se départager.

Quant à la liste ayant valeur juridique, elle ne sera établie qu'au début de 2027, lorsque le Conseil constitutionnel aura contrôlé les présentations d'élus et identifié les prétendants ayant réuni les 500 parrainages requis.

L'essentiel

  • Une investiture de parti ne vaut pas admission au scrutin : seul le Conseil constitutionnel arrête les noms retenus
  • En décembre, les adhérents écologistes voteront sur la candidature de Marine Tondelier, et la Cour de cassation examinera les questions de constitutionnalité soulevées par Marine Le Pen
  • Gérald Darmanin, Laurent Wauquiez et Clémentine Autain ont renoncé ; le NPA s'est rangé derrière Jean-Luc Mélenchon

Partagez cet article

Pour aller plus loin

Plus d'actualités Présidentielle 2027

Voir tout