La CSG et la CRDS sont deux prélèvements sociaux qui financent respectivement la Sécurité sociale et le remboursement de la dette sociale. Ils s'appliquent à la quasi-totalité des revenus : salaires, pensions de retraite, allocations chômage, revenus fonciers, plus-values, dividendes et intérêts. En 2026, la loi de finances a relevé la CSG sur les revenus du patrimoine de 9,2 % à 10,6 %.
Quels sont les taux de CSG et CRDS en 2026 ?
Les taux varient selon la nature des revenus. La CSG sur les revenus d'activité reste inchangée à 9,2 %. La hausse de 1,4 point concerne uniquement les revenus du patrimoine et des placements.
La CRDS est toujours de 0,5 %, quel que soit le type de revenu. Elle n'est jamais déductible de l'impôt sur le revenu. À ces deux prélèvements s'ajoute, sur les revenus du patrimoine, le prélèvement de solidarité de 7,5 %, portant le total à 18,6 %.
Sur quelle base la CSG est-elle calculée ?
L'assiette de la CSG varie selon le type de revenu. Pour les salaires, la CSG est calculée sur 98,25 % du salaire brut (abattement de 1,75 % pour frais professionnels), dans la limite de 4 fois le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS = 47 100 € en 2026, soit 188 400 €). Au-delà, la CSG est calculée sur 100 % du salaire.
Pour les revenus du patrimoine, la CSG est calculée sur le montant net des revenus (loyers nets, plus-values après abattements, dividendes bruts). Pour les pensions de retraite, elle est calculée sur le montant brut de la pension.
Certains contribuables sont exonérés de CSG sur leurs pensions : ceux dont le revenu fiscal de référence (RFR) est inférieur au seuil d'exonération fixé chaque année. Les titulaires de l'ASPA (allocation de solidarité aux personnes âgées) et du minimum vieillesse sont systématiquement exonérés.
Quelle part de la CSG est déductible des impôts ?
Seule une fraction de la CSG est déductible du revenu imposable. Cette déduction réduit l'assiette de l'impôt sur le revenu l'année suivante. La CRDS et le prélèvement de solidarité ne sont jamais déductibles.
- Salaires : 6,8 % de CSG déductible sur les 9,2 % prélevés (soit 74 % du total)
- Pensions (taux normal) : 5,9 % déductible sur 8,3 %
- Pensions (taux réduit) : 3,8 % intégralement déductible
- Patrimoine : environ 7,5 % déductible sur 10,6 %, uniquement si le contribuable opte pour le barème progressif (pas en PFU)
Attention au PFU : si le contribuable opte pour le prélèvement forfaitaire unique (flat tax à 30 %), la CSG sur les revenus mobiliers n'est pas déductible. La déductibilité de la CSG patrimoine ne joue que pour les contribuables au barème progressif.
Quel est l'impact de la hausse de CSG patrimoine en 2026 ?
La loi de finances pour 2026 a relevé la CSG sur les revenus du patrimoine et les produits de placement de 9,2 % à 10,6 % (hausse de 1,4 point). Le total des prélèvements sociaux sur ces revenus passe de 17,2 % à 18,6 %.
Cette hausse affecte directement les revenus fonciers, les plus-values immobilières, les revenus de SCPI, les rachats d'assurance-vie (hors PFU) et les produits de placement soumis au barème. Elle représente un surcoût de 14 € pour 1 000 € de revenus patrimoniaux.
Exemple : un contribuable avec 20 000 € de revenus fonciers nets paiera 3 720 € de prélèvements sociaux en 2026 (18,6 %), contre 3 440 € en 2025 (17,2 %), soit 280 € de plus.
Ce qu'il faut retenir
- CSG salaires : 9,2 % (dont 6,8 % déductible) — inchangé en 2026
- CSG patrimoine : 10,6 % en 2026 (+1,4 point). Total PS patrimoine : 18,6 %
- CRDS : 0,5 % sur tous les revenus, jamais déductible
- La CSG patrimoine n'est déductible que si on opte pour le barème progressif (pas en PFU)
- Certains retraités sont exonérés ou au taux réduit selon leur revenu fiscal de référence
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