Qui peut toucher l'aide « grands rouleurs »
Tous les automobilistes ne sont pas concernés. L’aide vise les « grands rouleurs » modestes : salariés comme indépendants qui utilisent un véhicule personnel — thermique ou hybride non rechargeable — pour leur activité professionnelle. Les véhicules 100 % électriques ne sont pas concernés : la mesure cible ceux qui subissent directement le prix du carburant. Première condition, le revenu : le revenu fiscal de référence 2024 doit être inférieur ou égal à 16 880 euros par part. Le montant est forfaitaire, 100 euros par véhicule, et le dispositif est encadré par le décret n° 2026-333 du 30 avril 2026.
Les conditions de kilométrage
Encore faut-il rouler assez. Il faut justifier soit d'un trajet domicile-travail de plus de 15 kilomètres (30 kilomètres aller-retour), soit d'un kilométrage annuel supérieur à 8 000 kilomètres effectués à titre professionnel. Au-delà de ce seuil, l'aide reste la même : 100 euros, quel que soit le nombre de kilomètres parcourus.
Comment faire la demande, dès le 27 mai
La demande s'effectue en ligne, sur impots.gouv.fr, à partir du 27 mai 2026 et pendant deux mois. Munissez-vous de votre avis d'imposition sur les revenus 2024 : on vous demandera votre revenu fiscal de référence et le nombre de parts de votre foyer. Un simulateur permet de vérifier votre éligibilité avant de déposer le dossier. L'aide est ensuite versée par virement.
La prime de l'employeur, portée à 600 euros — et en quoi elle diffère
En parallèle, le gouvernement a doublé le plafond de la « prime de transport » qu'un employeur peut verser : de 300 à 600 euros par an, exonérés de cotisations sociales et d'impôt. La condition géographique qui la réservait à certaines zones a été supprimée : à partir de juin 2026, elle s'ouvre à presque tous les salariés, quel que soit leur véhicule.
Les deux aides se cumulent, mais ne fonctionnent pas de la même manière. L'aide « grands rouleurs » vient de l'État, sous condition de revenu, et c'est à vous de la demander. La prime de transport, elle, ne dépend d'aucun plafond de ressources, mais reste à la main de l'employeur, qui peut la verser ou non. Le premier dispositif est un droit à activer soi-même ; le second, un avantage à négocier avec son entreprise.
Pourquoi ces aides arrivent maintenant
Les deux mesures font partie d'un paquet de 710 millions d'euros annoncé le 21 mai 2026 par le Premier ministre Sébastien Lecornu, pour amortir la flambée des prix à la pompe. Le carburant s'est envolé depuis le début de la guerre entre les États-Unis et l'Iran et la fermeture du détroit d'Ormuz, par où transite une large part du pétrole mondial. Pour les ménages concernés, le réflexe est simple : tester son éligibilité sur le simulateur avant la fermeture du guichet.











