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Aide carburant :
qui peut la toucher, combien, et comment la demander

Une aide carburant de 100 euros peut être demandée sur impots.gouv.fr par les « grands rouleurs » aux revenus modestes, jusqu'à la fermeture du guichet fin juillet. Conditions de revenu et de kilométrage, démarche, et prime de l'employeur portée à 600 euros : le mode d'emploi.

Mis à jour le vendredi 10 juillet 2026 — 02h52
3 min
Les prix des carburants affichés sur une pompe de station-service en France.
Les prix des carburants affichés sur une pompe de station-service en France.© AFP / Mathieu Thomasset / Hans Lucas

Qui peut toucher l'aide « grands rouleurs »

Tous les automobilistes ne sont pas concernés. L'aide vise les « grands rouleurs » modestes : salariés comme indépendants qui utilisent un véhicule personnel — thermique ou hybride non rechargeable — pour leur activité professionnelle. Les véhicules 100 % électriques ne sont pas concernés : la mesure cible ceux qui subissent directement le prix du carburant. Première condition, le revenu : le revenu fiscal de référence 2024 doit être inférieur ou égal à 16 880 euros par part. Le montant est forfaitaire, 100 euros par véhicule, et le dispositif est encadré par le décret n° 2026-333 du 30 avril 2026.

Les conditions de kilométrage

Encore faut-il rouler assez. Il faut justifier soit d'un trajet domicile-travail de plus de 15 kilomètres (30 kilomètres aller-retour), soit d'un kilométrage annuel supérieur à 8 000 kilomètres effectués à titre professionnel. Au-delà de ce seuil, l'aide reste la même : 100 euros, quel que soit le nombre de kilomètres parcourus.

Comment faire la demande, avant la fermeture du 30 juillet

La demande s'effectue en ligne, sur impots.gouv.fr. Le guichet, ouvert le 27 mai 2026, ferme le 30 juillet : passé cette date, l'aide ne peut plus être réclamée. Munissez-vous de votre avis d'imposition sur les revenus 2024 : on vous demandera votre revenu fiscal de référence et le nombre de parts de votre foyer. Un simulateur permet de vérifier votre éligibilité avant de déposer le dossier. L'aide est ensuite versée par virement.

La prime de l'employeur, portée à 600 euros — et en quoi elle diffère

En parallèle, le gouvernement a doublé le plafond de la « prime de transport » qu'un employeur peut verser : de 300 à 600 euros par an, exonérés de cotisations sociales et d'impôt. La condition géographique qui la réservait à certaines zones a été supprimée : à partir de juin 2026, elle s'ouvre à presque tous les salariés, quel que soit leur véhicule.

Les deux aides se cumulent, mais ne fonctionnent pas de la même manière. L'aide « grands rouleurs » vient de l'État, sous condition de revenu, et c'est à vous de la demander. La prime de transport, elle, ne dépend d'aucun plafond de ressources, mais reste à la main de l'employeur, qui peut la verser ou non. Le premier dispositif est un droit à activer soi-même ; le second, un avantage à négocier avec son entreprise.

Pourquoi ces aides arrivent maintenant

Les deux mesures font partie d'un paquet de 710 millions d'euros annoncé le 21 mai 2026 par le Premier ministre Sébastien Lecornu, pour amortir la flambée des prix à la pompe. Le carburant s'est envolé au printemps 2026, avec la crise du détroit d'Ormuz, par où transite une large part du pétrole mondial ; l'État a alors multiplié les gestes envers les automobilistes modestes, déjà au centre du débat sur les zones à faibles émissions. Pour les ménages concernés, le réflexe est simple : tester son éligibilité sur le simulateur — avant le 30 juillet.

L'essentiel

  • L'aide « grands rouleurs » de 100 euros s'adresse aux salariés et indépendants qui utilisent un véhicule thermique ou hybride non rechargeable pour leur travail, avec un revenu fiscal de référence 2024 inférieur ou égal à 16 880 euros par part.
  • Il faut justifier d'un trajet domicile-travail de plus de 15 kilomètres ou de plus de 8 000 kilomètres professionnels par an ; la demande se fait sur impots.gouv.fr, où le guichet ferme le 30 juillet 2026.
  • En parallèle, la prime de transport que l'employeur peut verser, exonérée de cotisations et d'impôt, est doublée à 600 euros par an et ouverte à presque tous les salariés — mais elle reste à la main de l'entreprise.

Questions fréquentes

Qui a droit à l'aide carburant de 100 euros ?
L'aide « grands rouleurs » s'adresse aux salariés et indépendants qui utilisent un véhicule personnel thermique ou hybride non rechargeable pour leur travail, avec un revenu fiscal de référence 2024 inférieur ou égal à 16 880 euros par part. Il faut aussi justifier d'un usage intensif de la voiture (voir conditions de kilométrage).
Comment demander l'aide carburant grands rouleurs ?
La demande se fait en ligne sur impots.gouv.fr ; le guichet, ouvert le 27 mai 2026, ferme le 30 juillet. Il faut son avis d'imposition sur les revenus 2024 (revenu fiscal de référence et nombre de parts). Un simulateur permet de vérifier l'éligibilité avant de déposer le dossier ; l'aide est ensuite versée par virement.
Quelles sont les conditions de kilométrage ?
Il faut justifier soit d'un trajet domicile-travail de plus de 15 kilomètres (30 km aller-retour), soit d'un kilométrage annuel supérieur à 8 000 kilomètres effectués à titre professionnel. L'aide est forfaitaire : 100 euros par véhicule, quel que soit le kilométrage au-delà du seuil.
Qu'est-ce que la prime carburant de l'employeur à 600 euros ?
C'est la « prime de transport » qu'un employeur peut verser à ses salariés pour leurs frais de carburant. Son plafond exonéré de cotisations et d'impôt passe de 300 à 600 euros par an, et la condition géographique a été supprimée : à partir de juin 2026, elle est ouverte à presque tous les salariés. Elle reste toutefois facultative : c'est l'employeur qui décide de la verser.
Pourquoi ces aides ont-elles été créées ?
Elles répondent à la flambée des prix du carburant, provoquée par la guerre entre les États-Unis et l'Iran et la fermeture du détroit d'Ormuz. Le Premier ministre Sébastien Lecornu les a annoncées le 21 mai 2026, dans un paquet de 710 millions d'euros. L'aide « grands rouleurs » est encadrée par le décret n° 2026-333 du 30 avril 2026.

Antoine Lefebvre

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