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Grippe aviaire :
la France a-t-elle évité le pire ?

121 foyers en élevages commerciaux sur la saison, retour au risque modéré par arrêté, vaccination des canards depuis plusieurs années. La France a passé l'hiver, mais le H5N1 progresse chez les mammifères en Europe et aux États-Unis.

Mis à jour le samedi 23 mai 2026 — 14h44
12 min
Équipes en combinaison de biosécurité procédant à l'abattage préventif de canards dans un élevage français
La France a comptabilisé 121 foyers de grippe aviaire dans ses élevages commerciaux pour la saison 2025-2026, deuxième rang européen© AFP / Gaizka IROZ

Mise à jour — 1er mai 2026. Par arrêté publié au Journal officiel le 26 avril 2026, le ministère de l'Agriculture a abaissé le niveau de risque influenza aviaire de « élevé » à « modéré ». La France referme la saison hivernale sans bascule humaine documentée. Mais le H5N1 continue de progresser chez les mammifères : 1 084 troupeaux laitiers américains infectés dans 19 États fin décembre 2025, premier spillover oiseau-bovin documenté en Europe (Pays-Bas) en décembre 2025, premier cas humain européen H9N2 confirmé en Italie le 2 avril 2026.

L'Essentiel
  • 121 foyers en élevages commerciaux français pour la saison 2025-2026 (1er août 2025 au 16 avril 2026).
  • Risque influenza aviaire abaissé d'« élevé » à « modéré » par arrêté du 26 avril 2026.
  • Europe (déc 2025-fév 2026) : 2 514 détections H5 dans 32 pays selon l'EFSA.
  • USA : 1 084 troupeaux laitiers infectés dans 19 États au 29 décembre 2025.
  • OMS : 993 cas humains H5N1 cumulés depuis 2003, 477 décès (mise à jour 22 janvier 2026).

Le compteur du ministère de l'Agriculture s'est arrêté de monter. Au 16 avril 2026, 121 élevages commerciaux français avaient basculé en H5N1 sur la saison 2025-2026. Quelques jours plus tard, le 26 avril, le risque était officiellement abaissé d'« élevé » à « modéré ».

La saison hivernale est passée. La France a tenu bon — au prix de millions de canards vaccinés et d'un dispositif de surveillance renforcé. Mais ailleurs sur la planète, le H5N1 a continué de gagner du terrain. Sur les vaches américaines. Sur les chats néerlandais. Sur les humains italiens, exposés à un autre sous-type. La menace ne s'est pas éteinte. Elle s'est déplacée.

121 foyers en France : le bilan de la saison 2025-2026

Le ministère de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire a publié le bilan de la saison hivernale 2025-2026 mi-avril.

Du 1er août 2025 au 16 avril 2026 : 121 foyers dans des élevages commerciaux. À cela s'ajoutent 30 cas chez des oiseaux captifs ou en basse-cour, et plusieurs centaines de détections dans la faune sauvage : cygnes, canards, grues cendrées retrouvés morts. Vingt-cinq départements concernés, du Pas-de-Calais aux Bouches-du-Rhône, de la Vendée à l'Ain.

La France est restée le deuxième pays européen le plus touché en élevages, derrière l'Allemagne qui comptabilisait 203 foyers commerciaux au 25 mars 2026. Loin devant les Pays-Bas, l'Italie ou l'Espagne pris isolément, mais la circulation virale reste largement transfrontalière — les oiseaux migrateurs ne respectent pas les frontières administratives.

Du risque élevé au risque modéré : ce qui a changé fin avril 2026

Le 22 octobre 2025, la France était passée en niveau de risque « élevé », le plus haut sur l'échelle française d'alerte influenza aviaire. Cette qualification déclenche automatiquement la claustration obligatoire des volailles d'élevage, le renforcement de la biosécurité, l'interdiction des rassemblements d'oiseaux et la vaccination préventive obligatoire des canards.

Le 26 avril 2026, par arrêté ministériel publié au Journal officiel, le niveau a été abaissé à « modéré ». Les conditions du déclassement : recul des détections en faune sauvage et en élevage, fin probable de la migration prénuptiale des oiseaux porteurs, et baisse mécanique de la pression virale liée à la saison.

Le passage en risque modéré ne signifie pas la fin de la vigilance. Les éleveurs restent sous surveillance renforcée. Le retour à un niveau « négligeable » — celui qui permet par exemple de relâcher les obligations de claustration — n'a pas encore eu lieu.

H5N1 en Europe : 2 514 détections dans 32 pays selon l'EFSA

L'EFSA, en collaboration avec l'ECDC et le laboratoire de référence européen, publie un rapport trimestriel sur la circulation du virus.

Bilan du dernier rapport, couvrant la période 29 novembre 2025 au 27 février 2026 :

  • 2 514 détections de virus influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) du sous-type H5
  • 406 cas en élevages commerciaux et basses-cours
  • 2 108 cas dans la faune sauvage
  • 32 pays européens concernés

L'EFSA qualifie cette circulation virale d'« inédite » — le plus haut niveau observé depuis le début du suivi systématique en 2016. La saison précédente (mars-juin 2025) comptait 365 détections sur trois mois. La saison automnale (sept-nov 2025) en comptait déjà 442 en élevages plus 2 454 dans la faune sauvage. La courbe est ascendante.

99 % des cas sont imputables au même coupable : le virus H5N1, clade 2.3.4.4b, lignée émergée en Europe fin 2020 et devenue prédominante en Asie, Afrique, Europe et Moyen-Orient à la fin 2021.

Pays-Bas, Italie : les premiers signaux de bascule en Europe

Deux événements ont marqué la saison 2025-2026 et obligent les autorités sanitaires européennes à reconsidérer le risque pandémique.

Mi-décembre 2025, Pays-Bas. Une vache laitière néerlandaise présente une mastite sévère et une chute brutale de production. Les analyses, déclenchées après qu'un chat de la même ferme ait été testé positif au H5N1, révèlent des anticorps d'influenza aviaire chez la vache. C'est le premier spillover oiseau-bovin documenté en Europe. La vache a guéri spontanément. L'EFSA qualifie le risque d'introduction depuis les troupeaux américains de « très improbable » — mais le précédent existe désormais sur le sol européen.

Le 2 avril 2026, Italie. Un cas humain de grippe aviaire H9N2 — sous-type différent du H5N1 mais de la même famille des influenzavirus aviaires — est confirmé chez un patient italien. Premier cas humain européen documenté pour ce sous-type, sans transmission interhumaine signalée. Le patient s'est rétabli.

Pris séparément, ces deux événements sont peu spectaculaires. Pris ensemble, ils signalent que le H5 n'est plus seulement un problème américain.

États-Unis : 1 084 troupeaux laitiers dans 19 États

L'épisode américain reste le marqueur le plus inquiétant de la phase actuelle.

En mars 2024, une vache laitière du Texas est testée positive au H5N1. Première infection bovine documentée au monde. Le virus s'est ensuite propagé entre troupeaux, principalement par contamination des machines de traite et des équipements partagés.

Au 29 décembre 2025, selon les données du CDC américain, 1 084 troupeaux laitiers étaient infectés dans 19 États américains. Le virus a été confirmé dans les troupeaux laitiers de 19 États au total : Arizona, Californie, Colorado, Idaho, Iowa, Kansas, Michigan, Minnesota, Nebraska, Nevada, Nouveau-Mexique, Caroline du Nord, Ohio, Oklahoma, Dakota du Sud, Texas, Utah, Wisconsin et Wyoming. La Californie reste l'État le plus touché en cumul, avec environ 765 élevages infectés depuis le premier signalement.

Ce saut d'espèce est un signal d'alarme. Les vaches ne sont pas un cul-de-sac viral. Plus le virus circule chez les mammifères, plus il a d'opportunités d'acquérir les mutations qui pourraient le rendre transmissible entre humains.

Les mutations qui inquiètent les virologues

Plusieurs études publiées dans Nature Communications en 2026 ont identifié des mutations clés dans les souches H5N1 circulant chez les bovins américains.

  • PB2-M631L : retrouvée dans la quasi-totalité des séquences bovines analysées, elle adapte la polymérase virale aux protéines ANP32A des mammifères.
  • PB2-E627K : déjà bien caractérisée, améliore la capacité du virus à se répliquer dans les cellules de mammifères.
  • HA-Q226L et HA-T199I : modifient la spécificité des récepteurs de l'hémagglutinine, rapprochant le virus de la capacité à infecter les voies respiratoires humaines.

Aucune de ces mutations, prise isolément, ne suffit à déclencher une pandémie. C'est leur accumulation potentielle dans une même souche qui constitue le risque. Et chaque espèce franchie — oiseaux, vaches, porcs, humains — offre au virus un nouveau terrain d'adaptation.

Cas humains H5N1 : 993 infections, 477 décès depuis 2003

L'Organisation mondiale de la santé publie régulièrement le bilan cumulé des cas humains de H5N1 reportés depuis le début de la surveillance internationale.

Mise à jour du 22 janvier 2026 :

  • 993 cas humains confirmés depuis 2003 dans 25 pays
  • 477 décès rapportés
  • Taux de létalité brut : environ 48 %

Ce taux de létalité doit être manié avec précaution. Il est calculé sur les seuls cas confirmés, qui correspondent généralement aux formes les plus sévères. De nombreux cas bénins ou asymptomatiques passent probablement sous les radars de la surveillance. Mais l'ordre de grandeur reste préoccupant : à titre de comparaison, le COVID-19 a un taux de mortalité estimé à environ 1 %.

Sur 2024-2025, l'OMS a recensé 91 nouveaux cas humains, principalement liés à des contacts avec des volailles ou des vaches infectées. Le Cambodge a enregistré 18 cas humains et 9 décès en 2025, et au moins 2 cas humains confirmés début 2026 (un homme de 30 ans rétabli, une femme de 45 ans déclarée positive le 14 mars). Aucune transmission interhumaine n'a été documentée à ce jour.

C'est précisément la frontière que le virus n'a pas encore franchie. Quand les virologues affirment que le H5N1 est « à une mutation » d'une pandémie, c'est de cette frontière qu'ils parlent.

La vaccination des canards en France : ce que disent les chiffres

La France est le seul pays européen à avoir lancé, dès l'automne 2023, une vaccination obligatoire de ses canards d'élevage contre la grippe aviaire.

Sur la première saison (1er octobre 2023 - 31 mars 2024), environ 51 millions de doses ont été administrées, couvrant plus de 95 % des troupeaux de canards d'élevage selon l'Anses. La saison 2025-2026 a poursuivi le programme avec une couverture comparable. Le vaccin utilisé cible les souches circulantes du clade 2.3.4.4b et nécessite deux injections : la première à l'âge de 10 jours, la seconde 20 jours plus tard.

Le bilan de l'Anses sur la première saison est mitigé. La vaccination réduit significativement la circulation virale dans les élevages couverts, mais elle complique la surveillance épidémiologique : les canards vaccinés peuvent porter le virus sans présenter de symptômes cliniques. Le dispositif s'accompagne donc d'un protocole de tests sérologiques renforcé.

Sans cette vaccination, le bilan français de la saison 2025-2026 aurait probablement été plus lourd. À l'inverse, certains pays acheteurs (notamment la Chine et le Japon) maintiennent des restrictions à l'importation de produits avicoles français au motif que la vaccination masque la circulation virale.

Trois scénarios pour la France

Scénario 1 — La normalisation saisonnière (le plus probable). Le passage en risque modéré du 26 avril 2026 marque la sortie de la saison à risque. La circulation virale s'effondre avec le retour des températures clémentes. La France reprend une activité avicole normale, sous biosécurité renforcée. La vaccination des canards continue. La crise reste zootechnique.

Scénario 2 — Le saut bovin européen (probabilité non négligeable). Après le précédent néerlandais de décembre 2025, un autre cas bovin se déclare en Europe occidentale. La France, premier producteur de viande bovine de l'Union européenne avec 22 % de la production communautaire, devient particulièrement exposée. La Haute Autorité de santé a prépositionné un vaccin prépandémique (Zoonotic Influenza Vaccine H5N8) pour le personnel exposé. Le dispositif est prêt — mais il ne concerne ni les éleveurs ordinaires ni la population générale.

Scénario 3 — La double crise (peu probable mais à ne pas exclure). Une bascule pandémique du H5N1 surviendrait dans un contexte où la guerre Iran de 2026 a déjà perturbé les chaînes d'approvisionnement mondiales. Les médicaments français dépendent à 80 % des principes actifs asiatiques. Les masques et équipements de protection seraient à nouveau sous tension. La capacité hospitalière, déjà fragilisée, serait soumise à un double choc. Ce scénario reste improbable. Il n'est pas absurde.

Pourquoi le silence médiatique ?

La grippe aviaire 2025-2026 n'a presque pas existé dans l'espace médiatique français. La Peur de la guerre en France : 87 % des Français inquiets selon ELABE ont saturé l'attention publique depuis fin février 2026. La crise énergétique, la fermeture du détroit d'Ormuz, l'inflation des prix à la pompe ont absorbé les unes des journaux télévisés.

Cette éclipse médiatique n'est pas neutre. Le public ne sait pas que la France a été, sur la saison 2025-2026, le deuxième pays européen le plus touché en élevages. Il ne sait pas qu'un précédent bovin existe désormais sur le sol européen. Il ne sait pas que la HAS a prépositionné un vaccin prépandémique. Il ne sait pas que les vaches américaines portent toujours le virus.

Le risque sanitaire ne se mesure pas seulement à l'incidence des cas. Il se mesure aussi à la capacité collective d'anticipation. Sur ce critère, la France de 2026 a un angle mort.

À retenir

  • 121 foyers en élevages commerciaux français pour la saison 2025-2026 (1er août 2025 au 16 avril 2026).
  • Risque influenza aviaire abaissé à « modéré » par arrêté du 26 avril 2026 — sortie de la saison à risque.
  • Vaccination des canards français depuis octobre 2023, environ 51 millions de doses administrées sur la première saison (couverture supérieure à 95 % des troupeaux).
  • USA : 1 084 troupeaux laitiers infectés dans 19 États fin décembre 2025. Premier saut bovin européen aux Pays-Bas en décembre 2025.
  • OMS : 993 cas humains H5N1 cumulés / 477 décès depuis 2003. Aucune transmission interhumaine documentée.

À lire aussi

Sources : Ministère de l'Agriculture — Influenza aviaire situation en France · EFSA — Avian influenza overview December 2025-February 2026 · Anses — Bilan vaccination canards 6 mois · Santé publique France — Surveillance humaine grippe aviaire · CDC — Global Human Cases Influenza A(H5N1) 1997-2026 · OMS — Cumul cas humains H5N1 22 janvier 2026 · Nature Communications — Mutations polymérase H5N1 vaches USA · Food Safety Magazine — Premier cas H5N1 vache européenne · Euronews — Premier cas humain européen H9N2 Italie

L'essentiel

  • 121 foyers en élevages commerciaux français pour la saison 2025-2026 (1er août 2025 au 16 avril 2026)
  • Risque influenza aviaire abaissé d'« élevé » à « modéré » par arrêté du 26 avril 2026
  • Europe (déc 2025-fév 2026) : 2 514 détections H5 dans 32 pays selon l'EFSA
  • USA : 1 084 troupeaux laitiers infectés dans 19 États au 29 décembre 2025
  • OMS : 993 cas humains H5N1 cumulés depuis 2003, 477 décès (mise à jour 22 janvier 2026)

Questions fréquentes

Combien de foyers de grippe aviaire ont touché la France en 2025-2026 ?
Selon le bilan publié par le ministère de l'Agriculture mi-avril 2026, 121 foyers en élevages commerciaux ont été détectés du 1er août 2025 au 16 avril 2026, auxquels s'ajoutent 30 cas en basses-cours et chez des oiseaux captifs. Vingt-cinq départements ont été concernés, du Pas-de-Calais aux Bouches-du-Rhône, de la Vendée à l'Ain. Le risque influenza aviaire a été abaissé d'« élevé » à « modéré » par arrêté du 26 avril 2026, marquant la sortie de la saison à haut risque.
Le H5N1 peut-il se transmettre de personne à personne ?
Pas à ce jour. Tous les cas humains documentés résultent d'un contact direct avec des oiseaux ou des mammifères infectés (volailles, vaches laitières). Aucune transmission interhumaine confirmée n'a été signalée par l'OMS depuis le début de la surveillance en 2003. C'est précisément cette barrière que les virologues surveillent : si le virus acquiert la capacité de se transmettre entre humains par voie aérienne, le risque pandémique deviendrait concret. L'OMS a recensé 993 cas humains et 477 décès cumulés au 22 janvier 2026.
Pourquoi parle-t-on d'un saut du H5N1 vers les vaches ?
En mars 2024, une vache laitière du Texas a été testée positive au H5N1 — première infection bovine documentée au monde. Le virus s'est ensuite propagé entre troupeaux américains, principalement par les machines de traite. Au 29 décembre 2025, le CDC américain comptait 1 084 troupeaux laitiers infectés dans 19 États. Plus le virus circule chez les mammifères, plus il a d'opportunités d'acquérir les mutations qui pourraient le rendre transmissible entre humains. Mi-décembre 2025, le premier cas bovin européen a été documenté aux Pays-Bas.
La consommation de viande de volaille ou d'œufs est-elle dangereuse ?
Non, à condition que les produits soient bien cuits. Les volailles d'élevages où une infection est détectée sont systématiquement abattues, et leurs produits ne sont pas commercialisés. La cuisson à 70 °C détruit le virus. Les œufs des élevages sous surveillance sont soumis à des contrôles vétérinaires. Le risque pour le consommateur est jugé négligeable par l'EFSA et l'Anses dans les conditions normales de commercialisation. La consommation de lait cru de vaches potentiellement infectées (USA) reste en revanche déconseillée par les autorités sanitaires américaines.
Existe-t-il un vaccin pour les humains contre le H5N1 ?
Oui, à titre préventif et stratégique. La Haute Autorité de santé a prépositionné en France le Zoonotic Influenza Vaccine H5N8 pour le personnel en contact rapproché avec des animaux infectés (éleveurs identifiés sur foyer, vétérinaires intervenant en biosécurité, équipes d'abattage sanitaire). Ce vaccin n'est pas distribué à la population générale. En cas de bascule pandémique, plusieurs laboratoires (Sanofi, GSK, CSL Seqirus) disposent de plateformes capables de produire un vaccin spécifique en quelques mois.
Pourquoi la France vaccine-t-elle ses canards depuis 2023 ?
La France est le seul pays européen à avoir mis en place une vaccination obligatoire des canards d'élevage contre l'influenza aviaire, en octobre 2023. Sur la première saison, environ 61 millions de bêtes ont été immunisées. Cette stratégie réduit significativement la circulation virale dans les élevages, mais complique la surveillance (les canards vaccinés peuvent porter le virus sans symptômes). Elle a entraîné des restrictions à l'importation par certains pays comme la Chine et le Japon, qui considèrent que la vaccination masque la circulation. Sans cette mesure, le bilan français de la saison 2025-2026 aurait probablement été plus lourd.

Helene Fabre

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