Au sud du Pakistan, la récolte de mangues est belle, mais l'essentiel des débouchés — le Golfe, l'Iran, l'Afghanistan — s'est fermé avec la guerre. Le fret a quadruplé, les exportations devraient chuter de près de 30 %, et le fruit invendu finit bradé ou laissé à pourrir dans les vergers.
La première phase des pourparlers de paix entre l'Iran et les États-Unis s'est achevée mardi au Bürgenstock, en Suisse, sur des « bases très solides » selon Washington. Mais Téhéran a refusé l'accès de ses sites nucléaires bombardés aux inspecteurs de l'AIEA et continue de revendiquer le contrôle du détroit d'Ormuz : la route vers un accord final, fixée à soixante jours, reste semée d'embûches.
Au lendemain de l'adoption d'un paquet de 176 réformes libérales, le secteur privé cubain veut y croire quand la diaspora de Floride, plus méfiante, juge le tournant tardif et dicté par la pression américaine.
Frappée pour la deuxième fois en un mois par une canicule, l'Europe voit la fournaise gagner l'est du continent et saturer les hôpitaux, du Royaume-Uni aux Balkans. Derrière l'événement, un bilan lourd : la chaleur tue plus de 60 000 personnes par an sur le continent.
Perchée sur le plateau du Golan annexé, à une quinzaine de kilomètres d'un Liban pilonné, la colonie de « Trump Heights » garde foi en celui qui lui a donné son nom - alors même que l'accord conclu par Donald Trump avec l'Iran est largement perçu en Israël comme une défaite stratégique.
Le président bolivien Rodrigo Paz a décrété samedi l'état d'exception sur l'ensemble du territoire, quelques heures seulement après avoir signé un accord avec la principale centrale syndicale du pays - un aveu que la trêve ne suffit pas à lever plus de six semaines de blocages.
Cuba a adopté un vaste programme de 176 mesures en faveur de l'économie de marché — le plus grand bouleversement de son modèle depuis près de 70 ans — pour tenter de sortir d'une grave crise, alors que l'île subit la pression maximale de Washington.
Une dissidence des ex-FARC, dernier groupe encore en pourparlers avec Bogota, a rendu les armes dans le sud de la Colombie. Un succès pour la « paix totale » de Gustavo Petro que le second tour de la présidentielle, dimanche, pourrait réduire à néant.
Quatre ans après le début de l'invasion russe, l'Ukraine ne vient plus seulement acheter des armes au salon Eurosatory : elle y vend ses drones, ses robots et son intelligence artificielle de combat, et s'impose comme une référence pour une défense européenne sommée de se réinventer.
À Bruxelles, le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth a annoncé un réexamen, d'ici six mois, de la présence militaire des États‑Unis en Europe, exhortant les alliés à assumer « la responsabilité principale » de leur défense et menaçant de réduire la contribution américaine au budget de l'Otan.
À l'approche du second tour de la présidentielle, la Colombie assiste à une bataille de symboles : le candidat de droite dure Abelardo de la Espriella mise sur le salut militaire et l'image du tigre, quand son rival de gauche Ivan Cepeda s'appuie sur les fans de K‑pop. Jusqu'au maillot de l'équipe nationale, devenu objet de discorde.
Tôt jeudi, l'Ukraine a mené sur Moscou sa plus importante attaque de drones depuis au moins deux ans, touchant une raffinerie qui assure plus d'un tiers du carburant de la capitale et paralysant plusieurs heures ses aéroports — au moment où Vladimir Poutine accueillait des dirigeants asiatiques à Kazan.
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