Réunis à Évian avec Volodymyr Zelensky, les dirigeants du G7 ont affiché mardi une volonté commune d’accentuer la pression sur Moscou pour mettre fin à la guerre en Ukraine. Donald Trump, longtemps conciliant avec Vladimir Poutine, a promis à son tour de « faire tout [son] possible ».
« Les États-Unis étaient focalisés sur l’Iran », a reconnu le président américain au deuxième jour du sommet d’Évian, avant d’assurer que « ceci va être derrière nous », Washington ayant conclu dimanche un protocole d’accord avec Téhéran. « La Russie devrait conclure un accord », a-t-il ajouté, disant ne plus supporter le nombre « phénoménal » de morts : « Je n’aime pas voir 25 000 jeunes mourir chaque mois. »
Le revirement reste à confirmer. Trump, dont les relations avec Zelensky demeurent houleuses, s’est entretenu une vingtaine de minutes avec le président ukrainien — leur première rencontre depuis un tête-à-tête fin décembre à Mar-a-Lago. Il s’est dit prêt à rétablir des sanctions sur le pétrole russe, sans annoncer lui-même la moindre mesure.
Sanctions sur les hydrocarbures
Les avancées concrètes sont venues des alliés. Les Sept se sont accordés pour « augmenter la pression » via des sanctions sur les hydrocarbures, principale source de financement de l’effort de guerre russe en Ukraine, selon une source diplomatique française, et pour consolider la défense antiaérienne ukrainienne. Le Royaume-Uni a annoncé la fourniture d’uranium enrichi aux centrales ukrainiennes et de nouvelles sanctions contre Moscou. Le Canada a, lui, ciblé la flotte fantôme russe, ses revenus énergétiques et son industrie de défense.
« C’est formidable que tout le monde comprenne que la Russie ne va pas gagner », a réagi Volodymyr Zelensky, qu’Emmanuel Macron a invité à rester jusqu’à la clôture du sommet mercredi. Après des frappes russes meurtrières en Ukraine la veille, le dirigeant ukrainien réclamait « davantage de pression sur l’agresseur ». Il a proposé de rencontrer Poutine aux États-Unis, « dans un format qu’il aurait beaucoup plus de mal à refuser ».
« Une fenêtre pour la diplomatie »
Côté européen, le chancelier allemand Friedrich Merz a voulu croire que, « pour la première fois, une fenêtre peut lentement s’ouvrir » pour la diplomatie ; pour amadouer Trump, il lui a offert un maillot de football allemand floqué du numéro 47, clin d’œil au 47e président des États-Unis. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a estimé que Moscou montrait « des signes de faiblesse ». Pour l’heure, Vladimir Poutine s’en tient à l’inflexibilité.











