La déclaration des revenus 2025 se fait entre le 9 avril et le 4 juin 2026 sur impots.gouv.fr, selon la Direction générale des finances publiques (DGFiP). La loi de finances 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026) revalorise le barème de l'impôt sur le revenu de 0,9 % et introduit plusieurs mesures pour les contribuables. Ce guide regroupe tout ce qu'il faut savoir : calendrier de déclaration, barème et calcul, réductions et crédits d'impôt, succession, donation et fiscalité du patrimoine.
Quand et comment déclarer ses revenus en 2026 ?
La déclaration des revenus 2025 ouvre le 9 avril 2026 sur impots.gouv.fr. Les dates limites de dépôt en ligne sont fixées au 21 mai (zone 1), 28 mai (zone 2) et 4 juin 2026 (zone 3). La déclaration papier doit être déposée avant le 19 mai 2026.
La campagne porte sur les revenus perçus entre le 1er janvier et le 31 décembre 2025. Le prélèvement à la source ne dispense pas de cette déclaration annuelle, qui permet de régulariser l'impôt et de faire valoir les réductions et crédits d'impôt. Le guide complet des étapes de la déclaration en ligne 2026 détaille chaque écran du parcours.
Le calendrier complet par zone précise les échéances département par département. L'adresse prise en compte est celle du 1er janvier 2026, même en cas de déménagement en cours d'année.
La déclaration est pré-remplie par l'administration avec les revenus communiqués par les employeurs et les caisses de retraite. Les contribuables doivent vérifier les montants et compléter les revenus non pré-remplis : revenus fonciers, plus-values, pensions alimentaires versées. L'avis d'imposition 2026 est ensuite disponible entre fin juillet et début août dans « Mon espace Finances publiques ».
Le simulateur d'impôt 2026 permet d'estimer le montant dû avant de valider sa déclaration. Pour les primo-déclarants, le guide de la première déclaration explique la marche à suivre pas à pas.
En cas de changement de situation (mariage, naissance, divorce), il est possible de modifier son taux de prélèvement à la source directement sur impots.gouv.fr. Les événements qui modifient le foyer fiscal sont détaillés dans notre article sur le prélèvement à la source et les changements de situation. Si une erreur est constatée après la date limite, il est possible de corriger sa déclaration en ligne dès l'ouverture du service de correction, généralement entre août et décembre.
Quel est le barème de l'impôt sur le revenu 2026 ?
Le barème 2026 comporte cinq tranches, revalorisées de 0,9 % pour compenser l'inflation (article 2, loi de finances 2026). La première tranche exonérée s'étend jusqu'à 11 600 euros de revenu net imposable par part. Le taux maximal reste à 45 % au-delà de 181 917 euros par part.
Source : article 2 de la loi de finances 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026). Le détail des tranches et leur application sont expliqués dans le guide sur le barème de l'impôt sur le revenu 2026.
Le calcul de l'impôt repose sur le quotient familial. Le revenu net imposable est divisé par le nombre de parts du foyer : une part par adulte (deux pour un couple marié ou pacsé), une demi-part par enfant à charge (une part entière à partir du troisième enfant). Le plafond de l'avantage du quotient familial est fixé à 1 807 euros par demi-part supplémentaire. Le nombre de parts fiscales et le quotient familial influencent directement le montant de l'impôt.
Source : DGFiP, barème 2026. Pour comprendre comment identifier sa tranche, consultez l'article sur le taux marginal d'imposition (TMI).
Les couples mariés ou pacsés peuvent opter pour une déclaration commune ou séparée. Ce choix peut modifier significativement le montant dû, notamment lorsque les revenus du couple sont très inégaux.
Les auto-entrepreneurs et les micro-entrepreneurs déclarent leurs revenus professionnels selon des règles spécifiques : versement libératoire de l'impôt ou intégration au barème progressif. Les revenus exceptionnels (indemnités de licenciement, plus-values) peuvent bénéficier du système du quotient pour atténuer la progressivité du barème.
Comment réduire ses impôts grâce aux crédits et réductions d'impôt ?
La France compte plus d'une centaine de dispositifs de réduction et de crédit d'impôt. En 2026, les principaux concernent l'emploi à domicile, les dons aux associations, la transition énergétique, l'investissement locatif et l'épargne retraite. Le plafonnement global des niches fiscales reste fixé à 10 000 euros par an et par foyer.
La différence entre les deux mécanismes est essentielle. Une réduction d'impôt diminue l'impôt dû mais ne donne pas lieu à remboursement si elle dépasse le montant de l'impôt : le surplus est perdu. Un crédit d'impôt est remboursé par le Trésor public si son montant excède l'impôt dû. Notre guide Comment payer moins d'impôts en 2026 : 12 stratégies recense les principaux leviers légaux.
La liste complète des dispositifs est détaillée dans notre article sur les crédits d'impôt 2026. Le crédit d'impôt pour l'emploi à domicile reste le plus utilisé, avec 4,2 millions de foyers bénéficiaires selon la DGFiP.
Les dons aux associations ouvrent droit à une réduction d'impôt pour dons de 66 %, portée à 75 % pour les organismes d'aide aux personnes en difficulté. La loi de finances 2026 relève le plafond de la réduction majorée de 1 000 à 2 000 euros (applicable aux dons effectués à compter du 14 octobre 2025).
L'investissement locatif permet de réduire ses impôts via plusieurs dispositifs (Denormandie, Loc'Avantages, dispositif « Relance logement » 2026). Les travaux de rénovation énergétique sont éligibles au crédit d'impôt transition énergétique et à MaPrimeRénov'. Pour une vision globale des stratégies de défiscalisation 2026, consultez notre guide dédié.
Comment fonctionne la fiscalité des successions et donations ?
Les transmissions de patrimoine par succession ou donation sont soumises à des droits calculés sur un barème progressif de 5 % à 45 % en ligne directe. Chaque parent peut transmettre jusqu'à 100 000 euros par enfant tous les 15 ans en franchise de droits, selon l'article 779 du Code général des impôts.
Le barème des droits de succession varie selon le lien de parenté avec le défunt. En ligne directe (parent-enfant), l'abattement est de 100 000 euros par parent et par enfant. Entre époux ou partenaires de PACS, la succession est totalement exonérée de droits depuis la loi TEPA de 2007.
Les détails sur l'abattement donation parent-enfant précisent les conditions et le mécanisme de reconstitution tous les 15 ans. Un don familial de sommes d'argent (« don Sarkozy ») permet de transmettre jusqu'à 31 865 euros supplémentaires en franchise de droits, sous conditions d'âge.
La donation de son vivant permet d'anticiper la transmission en bénéficiant des mêmes abattements. La donation au dernier vivant protège le conjoint survivant en élargissant ses droits sur la succession au-delà de ce que prévoit la loi.
L'assurance-vie en matière de succession bénéficie d'un régime fiscal distinct : les capitaux versés avant 70 ans sont transmis avec un abattement de 152 500 euros par bénéficiaire, hors succession. La rédaction d'un testament permet d'organiser la répartition selon ses volontés, dans les limites de la réserve héréditaire. En l'absence de testament, les règles de la dévolution légale déterminent les héritiers et leurs droits.
Quelle fiscalité s'applique au patrimoine en 2026 ?
La fiscalité du patrimoine en France repose sur plusieurs piliers : l'IFI pour les patrimoines immobiliers dépassant 1,3 million d'euros, l'imposition des plus-values, les prélèvements sociaux (CSG-CRDS) et le prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % sur les revenus du capital. En 2026, les prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine passent à 18,6 %, dont une CSG patrimoine portée à 10,6 %.
Notre guide sur la fiscalité du patrimoine 2026 présente une vision d'ensemble de ces mécanismes. L'IFI (impôt sur la fortune immobilière) concerne les contribuables dont le patrimoine immobilier net taxable dépasse 1,3 million d'euros au 1er janvier. Le calcul du seuil de l'IFI prend en compte la valeur des biens immobiliers détenus directement ou via des sociétés, après déduction des dettes.
Note : en 2026, les prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine passent à 18,6 % (CSG patrimoine portée de 9,2 % à 10,6 %), selon la loi de finances 2026. Les taux dans le tableau ci-dessus reflètent le taux 2025 de 17,2 % qui s'applique encore aux revenus perçus en 2025.
Les plus-values immobilières bénéficient d'abattements pour durée de détention : exonération totale d'impôt sur le revenu après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans. La résidence principale reste totalement exonérée. Les revenus fonciers issus de la location nue sont imposables au barème progressif, avec le choix entre micro-foncier (abattement forfaitaire de 30 %) et régime réel (déduction des charges et du déficit foncier).
La location meublée (LMNP) relève des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), avec un régime micro-BIC ou réel selon le chiffre d'affaires. Les taux de CSG-CRDS et leur part déductible impactent directement le rendement net des placements.
Les contribuables expatriés conservent des obligations fiscales en France sur leurs revenus de source française, avec un taux minimum d'imposition de 20 % (30 % au-delà de 28 797 euros). La taxe sur les salaires concerne quant à elle les employeurs non assujettis à la TVA : banques, assurances, associations.
Quelles sont les nouveautés fiscales de la loi de finances 2026 ?
La loi n° 2026-103 du 19 février 2026 comporte plusieurs mesures significatives pour les contribuables. Le barème est revalorisé de 0,9 %, le plafond de la réduction majorée pour dons passe à 2 000 euros, et la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR) est reconduite avec un taux minimum effectif de 20 %.
Voici les principales mesures affectant les particuliers :
- Barème revalorisé de 0,9 % : les seuils des cinq tranches sont relevés pour neutraliser l'effet de l'inflation sur les revenus 2025 (article 2)
- Plafond dons majorés à 75 % porté à 2 000 € : applicable aux dons effectués à compter du 14 octobre 2025 en faveur des organismes d'aide aux personnes en difficulté (source : article 200 du CGI modifié)
- CDHR reconduite : les contribuables dont le taux effectif d'imposition est inférieur à 20 % de leurs revenus sont redevables d'un complément, jusqu'à ce que le déficit public repasse sous 3 % du PIB
- Abattement de 10 % sur les pensions maintenu : la suppression envisagée n'a pas été retenue dans le texte final
- Dispositif « Relance logement » : déduction du prix d'acquisition jusqu'à 12 000 €/an et des charges jusqu'à 10 700 €/an, avec engagement de location de 9 ans
- CSG patrimoine portée à 10,6 % : les prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine passent de 17,2 % à 18,6 % au total
- Taxe sur les petits colis : 2 euros par article commandé sur les plateformes de e-commerce, applicable depuis le 1er mars 2026
- MaPrimeRénov' : réouverture à tous les ménages, mêmes conditions qu'en 2025
Ce qu'il faut retenir
- La déclaration des revenus 2025 ouvre le 9 avril 2026 sur impots.gouv.fr, avec des dates limites échelonnées du 21 mai au 4 juin selon la zone
- Le barème 2026 est revalorisé de 0,9 % — un célibataire ne paie pas d'impôt sous 17 594 euros de revenu net imposable
- Plus de 15 dispositifs de crédits et réductions d'impôt permettent de réduire le montant dû, dans la limite de 10 000 euros de niches fiscales
- En succession, chaque parent peut transmettre 100 000 euros par enfant tous les 15 ans en franchise de droits
- La fiscalité du patrimoine évolue en 2026 avec une hausse de la CSG patrimoine à 10,6 % (prélèvements sociaux totaux : 18,6 %)
- La loi de finances 2026 (loi n° 2026-103) apporte 8 mesures clés, dont le relèvement du plafond des dons majorés et la reconduction de la CDHR
Pour aller plus loin
Déclarer ses revenus
- Déclaration d'impôts 2026 en ligne : étapes, documents, délais
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- Prélèvement à la source et changement de situation
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- Parts fiscales : calcul, nombre, quotient familial
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Réductions et crédits d'impôt
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- Crédits d'impôt 2026 : liste complète et conditions
- Crédit d'impôt emploi à domicile : montant et plafond
- Crédit d'impôt transition énergétique 2026
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- Réduction d'impôt investissement locatif 2026
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- IFI 2026 : seuil, calcul, déclaration
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